Vaste sujet !! Aujourd’hui je souhaitais revenir sur un mot et une notion très important pour moi, l’holistique. Un terme fondamental dans ma pratique et mon approche.

Un mot, une philosophie
Le mot holistique vient du grec holos, qui signifie « entier », « tout ». Il désigne une façon de percevoir et d’aborder la réalité non pas en morcelant ses éléments, mais en les considérant comme faisant partie d’un tout cohérent et interdépendant. Le concept d’holisme a été formalisé en 1926 par le philosophe et homme d’État sud-africain Jan Christiaan Smuts, dans son ouvrage Holism and Evolution. Il y défendait l’idée que la nature tend spontanément à former des touts organisés, et que ces touts sont toujours plus que la simple somme de leurs parties.
Appliqué à l’être humain, ce principe transforme radicalement la manière dont on envisage la santé, le soin et le bien-être.
L’être humain, un tout indissociable
Dans une vision holistique, l’être humain n’est pas réduit à son seul corps physique. Il est envisagé comme un ensemble complexe, tissé de plusieurs dimensions intimement liées :
- Le corps physique : la chair, les organes, le système nerveux, tout ce qui est tangible et mesurable.
- La sphère émotionnelle : les ressentis, les affects, les blessures du cœur qui s’impriment parfois jusque dans la matière du corps.
- Le mental : les pensées, les croyances, les schémas répétitifs qui influencent nos comportements et notre rapport au monde.
- La dimension spirituelle : le sens que l’on donne à sa vie, le lien à quelque chose de plus grand que soi, qu’il s’agisse d’une conviction religieuse, d’une quête intérieure ou simplement d’une aspiration à la paix profonde.
Toutes ces couches communiquent en permanence. Ce qui affecte l’une se répercute sur les autres. Un choc émotionnel non traversé peut se manifester sous forme de douleur chronique. Une croyance limitante peut épuiser l’énergie vitale. L’approche holistique prend en compte ces interactions plutôt que de traiter chaque symptôme de façon isolée.
En quoi cela diffère-t-il de la médecine conventionnelle ?
La médecine occidentale moderne a accompli des progrès extraordinaires, notamment dans le traitement des maladies aiguës, des urgences et des pathologies organiques bien identifiées. Elle est indispensable. Mais son modèle repose essentiellement sur une approche analytique et spécialisée : on isole un organe, un système, un marqueur biologique, et on traite le dysfonctionnement ciblé.
L’approche holistique adopte un angle différent, complémentaire. Elle cherche à comprendre pourquoi un déséquilibre est apparu, dans quel contexte de vie, à quel moment de l’histoire d’une personne. Elle ne s’attarde pas uniquement au quoi (le symptôme) mais remonte vers le comment et le pourquoi. L’objectif n’est pas seulement de guérir, mais de rétablir un état d’équilibre global, ce que les biologistes appellent l’homéostasie et de prévenir de futurs déséquilibres.
Quelles pratiques entrent dans cette approche ?
Les approches holistiques regroupent un large spectre de pratiques, souvent désignées par les expressions « médecines douces », « alternatives », « naturelles » ou « complémentaires ». Parmi elles, on retrouve notamment :
- la méditation et les techniques de relaxation profonde, qui agissent sur le système nerveux et apaisent les tensions mentales et émotionnelles
- l’usage des plantes médicinales (phytothérapie, aromathérapie), qui mobilisent les ressources naturelles pour soutenir l’organisme
- la nutrition et les micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments), qui influencent directement l’équilibre physiologique et nerveux
- les thérapies énergétiques (acupuncture, sonothérapie, travail sur les chakras), qui agissent sur les systèmes subtils du corps en rétablissant la circulation de l’énergie vitale
- les thérapies psycho-corporelles (EMDR, travail sur les mémoires cellulaires, EFT), qui font le pont entre le psychisme et le corps
Ces approches partagent un point commun essentiel : elles considèrent la personne dans sa singularité, dans l’ensemble de son vécu, et non comme un simple porteur de symptômes.
Ce qu’il faut garder à l’esprit
Si l’engouement pour les pratiques holistiques est compréhensible et légitime, il convient d’exercer un regard lucide. Les professions liées aux médecines alternatives ne sont pas toutes encadrées par une réglementation stricte, et la qualité de formation des praticiens peut varier considérablement. Il est donc important de se renseigner sérieusement avant de choisir un accompagnant, de vérifier ses formations et son éthique professionnelle.
Par ailleurs, les approches holistiques doivent s’envisager en complément de la médecine conventionnelle, et non en remplacement, surtout face à des pathologies sérieuses. Les deux visions ne s’opposent pas : elles peuvent se nourrir mutuellement pour offrir un accompagnement plus complet et plus humain.

En conclusion
L’holistique, c’est avant tout un changement de regard. C’est choisir de voir l’être humain dans sa totalité plutôt que par fragments. C’est reconnaître que le corps parle, que les émotions informent, que le mental construit, et que tout cela forme un système vivant, intelligent, en perpétuelle recherche d’équilibre. S’inscrire dans une démarche holistique, c’est prendre soin de soi non pas à la pièce, mais dans la profondeur de ce que l’on est.
Si ces mots résonnent avec votre propre chemin, vous pouvez aller plus loin en vous offrant un espace dédié à cette écoute globale de vous-même. Je vous invite à découvrir les séances holistiques que je propose, comme une invitation douce à revenir à l’unité en vous.

Laisser un commentaire